En mars, « faites ce que vous voulez ! »

Certes, ce n’est pas le bon mois… Mais c’est néanmoins ce à quoi nous invite l’ensemble des manifestations autour d’Elfriede Jelinek, du 25 mars au 8 avril 2014.

L’Atrium, BU Tréfilerie, abritera à cette occasion une exposition intitulée : « Pouvoir des images, images de pouvoir ». Le programme complet des manifestations est disponible en ligne.

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Et si vous ne saviez rien sur cette romancière et dramaturge, lauréate du prix Nobel de littérature en 2004, petite séance de rattrapage :

 

Elfriede Jelinek est l’auteur de nombreux romans en langue allemande.

Elle est née à Mürzzuschlag en Autriche, le 20 octobre 1946, d’un père juif d’origine tchèque et d’une mère issue de la grande bourgeoisie catholique roumaine. L’enfance d’Elfriede Jelinek a été marquée par la présence de sa mère, décrite comme despotique et paranoïaque.

Après des études de théâtre et d’histoire de l’art, elle publie dès les années 70 ses premiers romans (Les Amantes, en 1975), qui suscitent des réactions diverses notamment à cause d’une critique sociale marquée et un style particulier. C’est en 1983 avec La Pianiste, son roman le plus vendu, qu’Elfriede Jelinek acquiert une renommée internationale.

Ce roman a été adapté au cinéma en 2001 par Michael Haneke avec Isabelle Huppert, Annie Girardot et Benoît Magimel dans les rôles principaux. Le DVD est disponible en BU Tréfilerie.

Une projection du film est également prévue le 26 mars prochain à Lyon dans le cadre des manifestations : « Faire, défaire, contrefaire l’autorité », Regards croisés sur Elfriede Jelinek.

Elfriede_jelinek_2004_smallEn 2004, elle reçoit le prix Nobel de littérature mais elle provoque une controverse au sein des milieux littéraires. Certains dénoncent « la haine redondante et le ressentiment des textes de Jelinek ainsi que l’extrême noirceur, à la limite de la caricature, des situations dépeintes ». D’autres y voient « la juste reconnaissance d’un grand écrivain dérangeante d’exprimer le délire, le ressassement et l’aliénation, conditionnés par la culture de masse et la morale régnante ».

En effet le style littéraire d’Elfriede Jelinek est sombre, destructeur, parfois « pornographique » et empreint de ressentiments propres à son histoire personnelle et à sa critique envers son pays, l’Autriche. Cependant d’après elle, ses écrits peuvent se caractériser par une certaine forme d’ironie, voire d’humour… (lire à ce sujet l’article de L’Express, de mai 2012).

A vous de vous faire une idée en consultant les exemplaires de ces œuvres disponibles à la BU Tréfilerie.

 

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