Environnement et guerre : ce qu’on a oublié de compter…

La journée du 6 novembre a été déclarée « Journée internationale pour la prévention de l’exploitation de l’environnement en temps de guerre et de conflit armé » par les Nations Unies. Le centenaire du début de la première guerre mondiale approche, l’occasion de revenir sur une conséquence souvent oubliée des conflits armés…
Pesticides déversés lors de la guerre du Vietnam

Pesticides déversés lors de la guerre du Vietnam

« En cette Journée internationale, nous soulignons combien il est fondamental de protéger l’environnement en période de conflit armé et de restaurer la bonne gouvernance des ressources naturelles au cours de la reconstruction après les conflits. » (M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU, 6 novembre 2013)

Si les pertes humaines, ou matérielles, ont depuis toujours été comptabilisées lors des guerres, cela n’a pas systématiquement été le cas pour les pertes « écologiques » que ce soit celles liées à la pollution de l’environnement (pollution du sol ou des eaux par les munitions par exemple) ou par la destruction de certaines ressources (forêts ou mines devenues inexploitables).

Pourtant, les Nations Unies souhaitent souligner l’importance de l’environnement pour la préservation de la paix et pour la capacité de résilience des populations. Pour cette institution internationale « il ne peut pas y avoir de paix durable si les ressources naturelles et les écosystèmes dont dépendent les populations sont détruits.  »

Certains conflits ont su éveiller les consciences aux conséquences environnementales de la guerre, que ce soit dans les années 60 la défoliation de la jungle vietnamienne, ou dans les années 90 les incendies des puits de pétrole lors de la guerre du Golfe.

Incendies des puits de pétrole – Guerre du Golfe 1991

Pourtant, les guerres antérieures n’avaient pas été sans conséquences environnementales… Ainsi le Huffington Post titrait en 2012 : « Des munitions de la Première Guerre mondiale polluent toujours les sols français » ! En effet, le plomb, mais aussi le mercure ou l’arsenic contenus dans les munitions et les missiles utilisés lors des bombardements se retrouveraient encore actuellement dans les sols et dans les eaux des régions touchées.

Un champ de bataille de Verdun pendant la guerre 1914-1918 qui conserve les impacts d’obus (source Wikipedia)

Et vous ? Aviez-vous déjà envisagé les conséquences de la guerre sur ce plan-là ?

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