La Colombie : le noir et blanc lui va si bien…

La semaine culturelle colombienne s’achève à la BU et à l’université. Cela aura été l’occasion de mieux connaître un pays pour lequel la métaphore du contraste fonctionne parfaitement… Oubliez le gris !

« Ne pas donner le bâton pour se faire battre » est une traduction possible, mais pas littérale…, du « No dar papaya » colombien. Cette expression populaire est utilisée à bon escient dans un pays plus connu pour sa violence endémique que pour sa vitalité économique. La violence liée à la colonisation espagnole, aux guerres d’indépendance, aux guerres civiles et aux derniers conflits (FARCS, paramilitaires, armées, narcotrafiquants) est presque une « marque de fabrique ».

Daniel Pécaut, spécialiste du domaine, propose quelques éléments de réflexion autour du manque d’un « imaginaire » démocratique...

La loi « justice et paix » de 2005  a été votée afin de permettre de pacifier la société. Même si cette loi suscite la polémique, elle espère à terme restaurer un climat de confiance.

Mais la Colombie, ce n’est pas que la violence ! Avec ses 4.5 % de croissance sur la dernière décennie, elle est un des pays les plus dynamiques de l’Amérique du Sud. La Colombie est, par exemple, le 2ème exportateur de fleurs coupées du monde…

Carthagène des Indes

Les universités colombiennes par leurs équipements, leurs services, attirent de nombreux étudiants étrangers. Carthagène, classée patrimoine de l’Unesco, est une destination prisée pour son architecture, ses fortifications, ses rues, ses manifestations culturelles. Elle est même devenue très « people ».

L’art s’expose à la Tate Gallery mais aussi dans les musées et centres d’art de Bogota. Les artistes colombiens comme Oscar Murillo, Oscar Munoz, Fernell Franco s’exposent à Paris, au Jeu de Paumes, à Londres ou à New York et ils réussissent à faire oublier par leurs créations l’ombre tutélaire de Fernando Botero.

Gabriel_Garcia_Marquez

Gabriel Garcia Marquez

La littérature colombienne qui a eu ses lettres de noblesse avec Gabriel Garcia Marquez et Alvaro Mutis (voir billets précédents du blog) est portée haut grâce à une nouvelle génération d’auteurs appartenant au post-Boom : Sergio Alvarez, Antonio Ungar, Juan Gabriel Vazquez, Fernando Vallejo, Mario Mendoza, Chaparro Madiedo, Jorge Franco, Laura Restrepo, Piedad Bonnet …

Si vous souhaitez découvrir des textes classiques comme la « Voragine » de José Eustasio Rivera, le monumental « Cents ans de solitude » de Gabriel Garcia Marquez ou bien encore découvrir des auteurs plus récents comme Antonio Ungar et Sergio Alvarez, invités lors de la semaine culturelle 2014 dans le cadre des « Belles Latinas », la bibliothèque universitaire vous propose une sélection de documents sur la littérature colombienne, sur l’histoire du pays et sur son actualité économique, politique, sociale et culturelle.

Et si vous lisez un de ces documents, vous connaitrez peut-être l’origine du mythe de « l’El Dorado ».

Vous apprendrez que ce pays n’était en fait qu’une partie de l’ancienne province appelée « Nouvelle Grenade » qui regroupait le Panama, Le Vénézuela, l’Equateur et l’actuelle Colombie.

Vous découvrirez la force de résistance des indiens face aux conquistadors espagnols et leur place réelle dans la société colombienne actuelle.

Vous comprendrez le lien entre les évènements marquants de leur histoire et les œuvres produites dans le domaine des arts et de la littérature…

Et si des choses vous manquent encore après ça, n’hésitez pas à nous faire remonter vos envies de lectures : nous pourrons sûrement les satisfaire !