Guerre de 14-18 : se souvenir aussi de « l’auteur inconnu »…

Les écrivains n’ont pas été épargnés par cette guerre aux plus de 18 millions de morts… Certains seront inscrits au Panthéon comme Alain Fournier, Aristide Bruant, Charles Péguy, d’autres ne connaitront pas les honneurs comme tous ces anonymes dont la plume n’était pas le métier…

La « littérature de guerre » se présente sous plusieurs formes : lettres, journaux, enquêtes, romans, poésies, etc. toujours publiés sous contrôle de la Censure. Certaines œuvres sont passées à la postérité comme « Le feu » d’Henri Barbusse, primé au Goncourt en 1916 ou bien « Orages d’acier » d’Ernst Jünger publié en 1920, roman de la guerre par excellence.

D’autres écrits seront peu connus et ne profiteront pas de la notoriété de leur auteur comme « Le grand troupeau » de Jean Giono . Ces romans et poésies, chefs d’œuvre de la littérature de guerre, ne doivent pas pour autant occulter la qualité des récits de simples soldats

Tour d’horizon des principaux auteurs retenus pays par pays :

  • En France, cette célébration nous permet de lire ou relire des écrivains que nous avions presque oubliés, vagues souvenirs des cours du collège ou du lycée. Certains dénonceront l’horreur de cette guerre comme Romain Rolland avec son article « Au-dessus de la mêlée » qui est l’un des plus célèbres manifestes pacifistes et dont l’auteur a reçu le prix Nobel de littérature en 1915. Maurice Genevoix écrit en 1949, « Ceux de 14 ». Ce sont les premiers grands témoignages sur cette guerre avec force de détails. Maurice Barrès apporte sa contribution par ses « Chroniques de la guerre ». Considérées comme un outil de propagande, il a été affublé du titre de « bourreur de crânes » par le Canard Enchainé… Roland Dorgelès a laissé un roman « Les croix de bois » célébré en son temps. Sans oublier les « Calligrammes » décoratifs d’Apollinaire que chacun a pu lire au moins une fois dans sa vie…

Les écrivains sont à la fois acteurs et témoins de cette violence collective, certains en sont d’éminents propagandistes, patriotes dans l’âme, d’autres sont plus mesurés et condamnent l’absurdité de ce conflit. Patriotes, pacifistes, résignés, ou engagés, tous nous ont laissé de poignants témoignages sur cette guerre.

A défaut de lire l’intégralité de la sélection de documents proposée par la BU peut être commencerez-vous ce chemin de mémoire en lisant d’abord « Ecrivains et artistes face à la grande guerre »…