Assises Internationales du Roman 2016 : Let the sunshine in !

Imaginez un roman sombre qui vous laisse des bleus à l’âme. Imaginez une romancière à la personnalité lumineuse qui vous met du baume au cœur. Vous obtiendrez « Ruby » et son auteur Cynthia Bond : voilà le détonant mélange qu’a rencontré le public mercredi 25 mai à la Bibliothèque Universitaire Tréfilerie.

rubyL’écriture du roman a servi à exorciser un passé douloureux. L’auteur encourage d’ailleurs tout un chacun à poser sur le papier son vécu, ses histoires et ses propres expériences. Transcender la douleur  en force, telle est la recette pour renaître de nos cendres. Ainsi, les larmes des esclaves sont descendues dans la terre pour y devenir diamant et leur sang pour y devenir rubis : y-a-t-il plus belle image pour donner à  l’histoire d’une partie de l’humanité un sens à cette souffrance, qui au lieu d’être restée  vaine a engendré un trésor au sens noble du terme ?

Voici l’une des belles histoires que Cynthia Bond nous a contée lors de cette rencontre magique. Elle n’a d’ailleurs pas souhaité s’attarder sur le côté obscur de la trame mais sur la lumière que l’on peut y trouver ; lumière devenue l’aura de cette femme solaire maintenant qu’elle a accouché de ses démons.

Quelques extraits choisis :

A propos de l’obligation de raconter :

« If a story has been given to you, it’s your responsability to tell it. » (« Si une histoire vous a été donnée, c’est votre responsabilité de la raconter. »)

A propos de la réaction de sa fille à la publication du roman :

« I was abble to show her that as a woman you can have a dream and that dream can become a reality » (« J’étais capable de lui montrer qu’en tant que femme on peut avoir un rêve et que ce rêve peut devenir une réalité »)

A propos de l’écriture thérapeutique :

« It’s a tool that allows you to help the student or the young person or the adult or whoever you’re working with. (…) It’s almost as if your pen allows all kinds of pains and difficulties to transfer from the body up to the page. And it isn’t in here as much. »  (C’est un outil qui vous permet d’aider l’élève ou le jeune ou l’adulte ou la personne avec qui vous travaillez. (…) C’est presque comme si votre stylo vous permettait de transférer toutes sortes de douleurs et de difficultés du corps vers la page. Et ce n’est plus à l’intérieur après ça. »)

Tous nos remerciements à l’équipe de la Villa Gillet sans laquelle les lecteurs ne pourraient bénéficier de telles rencontres avec les écrivains.

Mais également à Manuel Ameneiro Alvarez qui filme l’intégralité de la rencontre pour la deuxième année consécutive ; et aux deux modérateurs : Bridget et Seddik ainsi qu’à l’interprète Adnan.

De gauche à droite sur la photo : les modérateurs Bridget et Seddik, l'auteure et l'interprète Adnan.

De gauche à droite sur la photo : les modérateurs Bridget et Seddik, l’auteure et l’interprète Adnan.

 

Le public de la rencontre

Le public de la rencontre

La dédicace de l'auteure sur le roman américain

La dédicace de l’auteure sur le roman américain

L'auteure entourée des 2 modérateurs de la rencontre : Bridget et Seddik

L’auteure entourée des 2 modérateurs de la rencontre : Bridget et Seddik

 

 

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Et bien sûr le roman est disponible à la BU : n’hésitez pas à l’emprunter !