1916 : une année meurtrière, de Verdun à la Somme

Depuis 2014 pour la première commémoration, Blogbuster revient année par année sur les événements de la première guerre mondiale. Cette année, nous vous proposons donc de revenir sur cette terrible année 1916 et sur les commémorations du centenaire des grandes batailles de Verdun et de la Somme!

1916 « La bataille de la Somme »

Quand l’année 1916 débute, la guerre est enlisée depuis deux ans. Les rêves de victoires rapides ont disparu dès la fin de 1914. Sur le front ouest en particulier, les troupes sont enterrées dans leurs tranchées et les positions bougent peu, malgré les actions de l’artillerie et les offensives meurtrières qui ne donnent que des résultats dérisoires et provisoires en terme de gain de terrain.

Dans les états-majors, s’impose l’idée de lancer la grande offensive qui va user l’ennemi et finalement permettre de le faire céder, une bonne fois pour toute. Ces grandes offensives ont bien lieu en 1916, mais sans l’effet décisif attendu : ce sont les batailles de Verdun et de la Somme.

Verdun (21 février au 19 décembre 1916)

Verdun, un nom qui symbolise la Première guerre mondiale dans la mémoire collective française. Onze mois de combats acharnés, pendant lesquels 70 % des Poilus sous l’uniforme bleu horizon en cette année 1916 se sont battus, par rotation, et ont tenu bon, conférant à la bataille sa force symbolique et émotionnelle pour le Front et l’arrière.

Le 21 février, le général von Falkenhayn ordonne un déluge de feu sur Verdun qui doit aboutir à la chute de la ville et à la rupture du front. Les troupes françaises reculent, perdent des positions dont le fameux fort de Douaumont, mais ne s’effondrent pas et mettent en échec l’offensive ; à partir de juin, elles bloquent l’avancée allemande et peuvent reconquérir les positions perdues sous le commandement successif des généraux Pétain, Nivelle et Mangin.

Au 19 décembre, l’armée française a repris la ligne de front d’avant la bataille. Mais les victimes de l’ « Enfer de Verdun » (morts, disparus, blessés) se chiffrent à 700 000 (378 000 côté français). A l’ossuaire de Douaumont, symbole des pertes humaines de la bataille, inauguré en 1932, reposent 130 mille soldats inconnus, Français et Allemands. 53 millions d’obus ont été tirés, ravageant villages et paysages et laissant encore des traces et pollution un siècle plus tard.

 

 La Somme (1er juillet au 18 novembre 1916)

Du côté des Alliés, l’idée de la grande offensive mettant fin à l’enlisement du conflit qui a marqué 1915 était aussi dans les projets, en Picardie, dans le secteur de la Somme où les troupes françaises et britanniques tenaient le Front. Le général Joffre avait mis au point ce plan fin 1915 : l’objectif était de libérer Péronne puis de percer le Front et reprendre la guerre de mouvement, le général Foch étant chargé des opérations. Mais l’attaque allemande sur Verdun retarde le projet : c’est le 1er juillet que les troupes britanniques se lancent à l’assaut près de la ville d’Albert, perdant près de 30 000 hommes dans les premières heures, pire bilan humain de l’histoire militaire britannique. L’offensive, marquée de meurtriers combats se poursuit jusqu’au 18 novembre, mais pour un gain territorial limité : l’armée allemande n’a reculé que d’une douzaine de kilomètres. En revanche, 400 000 hommes meurent dans la bataille. Une bataille qui a moins marqué la mémoire collective française que celle de Verdun, mais qui est capitale dans la mémoire des Britanniques ainsi que pour les ressortissants de l’empire britannique : Irlandais, Canadiens, Sud-Africains, Australiens et Néo-Zélandais.

L’année 1916 s’achève donc avec un quasi statu quo : ces batailles meurtrières, étalées sur des mois, n’ont que peu fait bouger les lignes et la guerre de position se poursuit.

 

Envie d’en savoir plus sur les événements de 1916 ?

 

• Le site de la Mission Centenaire 14-18 

• Le site du Centenaire de la bataille de Verdun

• Le site du Centenaire de la bataille de la Somme

• La sélection de documents de la BU