Deux bibliothécaires infiltrées le temps d’une projection documentaire….

anonymat

Deux bibliothécaires ont mené une opération « incognito » pour vous raconter le Mois du film documentaire à la BU Tréfilerie…

le-mois-du-film-documentaireLe Mois du film documentaire est un rendez-vous incontournable pour découvrir des films et échanger ses idées sur le monde. Cette manifestation nationale se déroule toutes les années en novembre. Son but est de promouvoir le cinéma documentaire auprès d’un large public. Les films sont choisis par les programmateurs des lieux.

À l’occasion de cette 17ème édition, la Bibliothèque universitaire Tréfilerie souhaitait accompagner pour la 1ère fois cet évènement en choisissant la thématique : « Des espoirs en périples »

Deux films sélectionnés

Série en trois épisodes. Après le succès du film « Sur le chemin de l’école » (César du meilleur documentaire 2014), découvrez la série. Devi, Kritika, Olivier, Erbol, Francklyn, Olivier, Ani, Youssef et Cho vivent à des milliers de kilomètres les uns des autres, mais partagent le même espoir d’un avenir meilleur grâce à l’éducation. A cheval, à dos d’âne, à vélo, sur l’eau ou à pied, sous la canicule ou dans un froid glacial, leurs périples à les-chemins-de-l-ecole-dvdtravers le monde, filmés à hauteur d’enfant, nous font découvrir des lieux où accéder au savoir reste encore une aventure.

2013. Cinq jeunes Afghans tentent d’immigrer vers l’Europe et plus particulièrement à Paris, la ville de leurs rêves. Commence alors un périple de deux ans, long de douze mille kilomètres, à travers six frontières et plein de premières : la mer, les filles en mini-jupes, les bars, les gratte-ciel… : ce monde qu’ils n’entrapercevaient qu’à la télévision devient alors réel… Ce seront deux ans d’espoir et de souffrcomme-une-pluie-de-parfum_97320358_1ance, de succès et d’échecs, et toujours dans la clandestinité. Seuls deux d’entre eux atteignent l’Europe, les autres étant renvoyés à leur destin afghan. Mais pour tous, la désillusion se trouve au bout de la route… Ce témoignage poignant met des visages sur la tragédie qui submerge l’Europe.

Ces deux diffusions se sont inscrites dans un cadre pédagogique en collaboration avec les enseignants de Sciences de l’éducation et de Sociologie (M.Foray, M.Seguy et Mme Belkis). Elles ont été suivies d’une conversation, d’un temps d’échange entre les professeurs et leurs étudiants (Licence 2ème année Sociologie pour Comme une pluie de parfum et Master 1ère année Sciences de l’éducation pour Les chemins de l’école).

Nous nous sommes glissées parmi les étudiants le temps de ces deux projections. On vous raconte….

Des séances émaillées d’interactions

Nous avons été surprises, nous pensions nous installer comme au cinéma, passives devant le film. Mais non !  Dans la peau de deux étudiantes, nous avons pris notre calepin, un stylo et une tablette. Nous étions prêtes à traquer les points d’attention suggérés par les enseignants.
Assises au fond de la salle, nous scrutions attentivement autant le film que les réactions des étudiants présents. Rire, étonnement, stupéfaction ont émaillé ces projections. L’espoir, le désespoir sont les deux sentiments qui ont fait vibrer tout au long de leurs parcours les « héros » de ces films. Les étudiants – et nous – avons ressenti l’angoisse des périples et l’espoir d’une issue favorable.

Optimisme et détermination

Nous nous sommes laissées emporter par l’optimisme de ces enfants et de leurs familles vis-à-vis de l’éducation. Que de péripéties pour atteindre l’école ! Nous étions épuisées à la fin de la séance et admiratives devant leur courage et leur obstination !

Lorsque les lumières de la salle se sont rallumées, une conversation très spontanée s’est engagée entre les étudiants et leurs enseignants. Les environnements hostiles, la « valeur sûre » de l’école, l’émancipation, le renoncement, etc. ont été autant de thèmes débattus. Beaucoup d’émotions et de compassions se sont dégagées lors de ce débat.

Aller plus loin ?
Une sélection de documents que vous pouvez emprunter ou consulter à la BU.

Un périple épuisant

Fini l’émotion et place à l’enquête. Nous avons suivi le parcours de jeunes migrants Afghans lors de la deuxième projection. Là encore, un périple épuisant rien qu’à les regarder !

Mais ce n’était pas vraiment ça que nous devions observer… Mais, plutôt la façon de filmer l’autre et de lui faire une place. Bien que nous ayons pris en considérations les points d’attention de l’enseignante, notre regard amateur, loin de la sociologie ne nous a pas permis d’identifier nettement les problèmes déontologiques posés par le film.

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Ce débat intense et instructif nous a permis d’y voir plus clair. Nous avons mesuré l’importance de la méthodologie dans les enquêtes sociologiques.

Aller plus loin ?
Retrouvez une sélection de documents consultables ou empruntables à la BU.

2 bibliothécaires ravies de l’expérience

A l’issue de ces projections, le bilan est positif : les enseignants et les étudiants ont partagé avec nous leur enthousiasme. Ce format de cours a été applaudi et beaucoup d’étudiants habituellement timides ont pris la parole librement. Alors  à l’année prochaine pour une 18ème édition du Mois du film documentaire !

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