Les pièges de la langue française ou comment rater bêtement ses exams…

 

Vous êtes prêt. Vous avez révisé toute la nuit. Vous avez même commencé la semaine dernière. Vous avez préparé vos outils : stylo, crayons, carte d’étudiant, recharge d’essence pour la voiture au cas où. Rien ne peut vous empêcher de réussir vos examens. Vous savez que vous les réussirez.

Mais avez-vous anticipé les pièges les plus évidents? Des obstacles si petits qu’on y pense même plus, et qui pourtant peuvent coûter très cher.

Les fautes de français.

C’est votre langue maternelle ou d’adoption mais elle est faite pour vous mettre des bâtons dans les roues à chaque tournant de copie.

Pour vous aider, voici un Top 10 des pires erreurs à éviter.

1)      On commence avec quelque chose de facile : « C’est le livre à ma sœur ». Expression souvent utilisée à l’oral, vous saurez la déjouer devant votre copie. On dit évidemment « C’est le livre de ma sœur ».

2)      « Malgré que » n’existe pas : à éliminer de vos mémoires. A moins de maîtriser le subjonctif (« malgré que j’en aie » par exemple).

3)      En parlant de subjonctif (c’est un peu le boss des pièges celui-là), on utilise « avant que » avec du subjonctif mais « après que »  avec de l’indicatif : « avant que je ne le fasse ou après qu’il sera parti ? ». Ça semble étrange mais c’est de la concordance des temps : avant qu’un évènement ne se produise c’est encore une éventualité donc subjonctif. Et après qu’il s’est produit, c’est un fait, donc indicatif. Un conseil : utilisez le plus possible le présent si vous ne voulez pas vous retrouver à devoir faire des accords en subjonctif passé…

4)      Encore plus dur : « les examens qu’elle a passé__ » : on accorde ou pas ? Et quoi, « elle » ou « les examens » ? Il y a le verbe avoir, donc on aurait tendance à ne pas accorder. Mais il y a un « qu’ » qui rappelle les examens. L’accord est donc obligatoire : « passés ».

5)      Une petite pause avec un facile. Force est de constater que « forcé de constater » n’est pas la bonne formule.

6)      L’expression « suite à » n’est pas correcte. Il vaut mieux utiliser « à la suite de ». Ça n’est pas vraiment une faute mais plutôt un mauvais usage.

7)      Un grand classique maintenant : « a/à » et « ou/où ». Comment faire la différence si vous ne voulez pas perdre de temps ? Remplacez par « avait » ou « ou bien » : si ça n’a pas de sens, c’était l’autre.

8)      « Nominer ». Un verbe employé partout depuis quelques années, avec tellement de répétitions qu’on le croit correct. Il s’agit du verbe « to nominate » en anglais qui a été employé par erreur à la place de « nommer », et conjugué comme s’il était français. Presque tout le monde le sait et pourtant l’effet de mode a eu suffisamment d’effet pour mettre la pression à ceux qui signalent l’erreur.

9)      « Quant à ou Quand à »? Dites-le dans votre tête et vous réalisez que vous faites la liaison avec un « t ». « Quant à » est la bonne orthographe.

10)   « Ne » est largement sous employé à l’oral : « je sais pas », « tu rentres pas »… A l’écrit ça ne pardonne pas.

Voilà pour ces quelques pièges que vous pourrez maintenant facilement contourner.

Un dernier conseil : gardez du temps à la fin de l’examen pour vous relire.

Un article signé Jean-Michel Bescherelle :-D