La BU autrement : et bien, jouez maintenant !

Vous croyez que « jeu » et « BU » sont des mots antagonistes ? Que travailler ou apprendre en BU est forcément monotone et que les bibliothécaires ne savent faire que « chut ! » dès qu’un mot plus haut que l’autre est prononcé ? Oubliez tout ça ! Et entrez dans l’ère du jeu en bibliothèque …

(Serious) Gaming à la BU !

C’est tout récent dans les BU de Saint-Etienne et Roanne, mais désormais, des rendez-vous jeu sont régulièrement proposés dans vos bibliothèques universitaires. du serious game au jeu pur et simple, petit tour d’horizon des dernières réalisations dans les BU.

 

Courses d’orientation

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Affiche de la course d’orientation 2018 de la BU Roanne

Les BU de l’UJM accueillent depuis plusieurs années les futurs étudiants dans le cadre des Journées Portes ouvertes. Mais comment faciliter l’intégration des anciens lycéens pas encore tout à fait étudiants ? En octobre 2016, la BU de Roanne organise ses premières courses d’orientation. L’objectif est de permettre une découverte de la bibliothèque et des bibliothécaires sous un jour tout à fait inédit, de décomplexer le lieu et les relations, de faciliter les échanges. Une BU, surtout quand on arrive, ce peut être intimidant, on ne sait pas bien ce qu’on peut y faire et y trouver…. Depuis 2 ans, cette course d’orientation séduit incontestablement les 350 étudiants de l’IUT auxquels elle s’adresse.

Escape Game

Septembre 2017, dans le cadre de Sainté accueille ses étudiants, la BU Tréfilerie co-organise son premier Escape game, réalisé et animé par la Taverne du Gobelin farci sur une proposition de la Ville de Saint-Étienne et des associations étudiantes.

Répartis en 82 équipes, plus de 400 étudiants (une majorité d’étudiants de l’UJM, mais aussi des autres établissements d’enseignement supérieur stéphanois) se sont affrontés, aidés de faux policiers et de vrais bibliothécaires pour retrouver l’auteur du vol d’un des fleurons de la collection de livres d’artiste de la bibliothèque. Pari réussi : des étudiants enthousiasmés et ravis se sont surpris à s’amuser avec les outils documentaires de la BU et même à explorer les magasins.

Des étudiantes en pleine investigation au milieu des rayons

Des étudiantes en pleine investigation au milieu des rayons

Une visite inhabituelle des magasins de la BU

Une visite inhabituelle des magasins de la BU Tréfilerie

Murder party et autres joyeusetés !

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Une nuit de la lecture sous le signe du jeu

Le 20 janvier 2018, à l’occasion de la 1ère édition de la Nuit de la Lecture, la BU Tréfilerie a organisé sa « Fantastique Nuit Lovecraft ».

Au programme de cette soirée hantée par d’étranges personnages échappés de l’univers de l’écrivain : des salons de lecture consacrés à consacrés à Lovecraft, Hoffmann, aux bandes-dessinées et à la littérature du genre fantastique à travers le monde, une étrange librairie BD, un menu des goules concocté par l’Agoraé et deux jeux pour aborder cette œuvre sombre dans la bonne humeur. La murder party des adorateurs de Cthulhu a captivé les 40 participants qui ont trouvé toutes les énigmes, dont une 4 minutes avant la clôture du jeu !

Le jeu du comte d’Erlette consistait à réécrire dix textes de Lovecraft à l’aide de dictionnaires puisés dans les collections scientifiques de la BU, provoquant ainsi des rapprochements loufoques, étranges, mais jamais totalement dénués de sens. Une trentaine de personnes se sont prises au jeu, et même à proposer une interprétation toute personnelle des règles !

De quoi décomplexer le rapport à un écrivain complexe, si l’on en juge par les débats lors de la journée d’étude qui a suivi.

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Murder party des adorateurs de Cthulhu dans l’Atrium de la BU Tréfilerie

Alors, jouer en BU : pourquoi ?

Si les bibliothèques municipales ont intégré depuis longtemps le jeu dans leur panel de services (séances d’animation « Jeux vidéo », ludothèque), la tendance en BU est plus récente. Pourtant, le jeu a toute sa place en BU, comme l’expliquait déjà en 2014 un billet du blog Vagabondages :

En tant que collection, pour répondre à des besoins dans le cadre de cursus s’intéressant à la question. Celui des professeurs des écoles, par exemple.

Mais surtout en tant qu’outil d’apprentissage, l’objectif étant alors « de rendre l’acquisition de compétences plus aisée parce que plus ludique ».

Et ce n’est pas qu’un vœu pieu : même l’institution la plus sérieuse des bibliothèques, l’Inspection Générale des Bibliothèque, a publié un rapport sur le jeu en bibliothèque dès 2015. Dans sa conclusion, ce rapport indique que le développement de ces pratiques modifie l’image des bibliothèques, contribue « à faire évoluer la perception qu’en ont les publics », facilite « les liens entre usagers » et change « les relations entre personnels et publics ». Les jeux permettent également « de toucher des publics d’âges, d’origines, de cultures, de types d’attente et d’intérêts très variés ».

Joueur pendant la murder party

Joueur pendant la murder party

 

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BIBLIO/WEBOGRAPHIE