Portraits de moniteurs étudiants : Chapitre 1 à la BU Tréfilerie

Découvrez dans cette série de portraits à paraître durant tout le mois d’avril, les visages et les profils très variés de ces étudiants qui ont choisi de travailler comme moniteurs dans les bibliothèques universitaires de Saint-Étienne et Roanne…

Aujourd’hui, nous vous invitons à faire la connaissance de Chloé et Linda :

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CHLOÉ est en master recherche en Sociologie et travaille à la BU Tréfilerie comme monitrice depuis septembre. Elle se forme cette année sur les méthodes d’enquête et le photo-journalisme tout en se préparant au concours d’entrée de l’école de journalisme de Lille. Son rêve serait de travailler pour un grand quotidien et d’écrire des articles de fond pour la presse papier.

Chloé a déjà travaillé à côté de ses études comme caissière les week-ends et pendant les vacances scolaires mais son travail de monitrice lui convient davantage. Travailler sur le campus qu’elle fréquente est très pratique pour elle.

« L’univers du livre est plaisant » et, pour elle, « c’est le meilleur endroit pour bosser en tant qu’étudiante ».

Déjà consommatrice de livres, Chloé n’a pas constaté que travailler dans une bibliothèque avait un impact sur ses emprunts de documents. Ce qu’elle préfère, c’est travailler au Kiosque de la BU pour profiter de la presse quotidienne et accéder aux magasins – cad aux réserves – de la bibliothèque, des espaces interdits au public et plein de charme avec tous ces livres.

Pas toujours simple, en revanche de faire la police auprès d’étudiants de son âge et plus qui admettent mal qu’elle puisse être suffisamment formée pour les renseigner. Cela reste rare, heureusement, et le contact avec le public lui plait, même si cela la surprend beaucoup que des étudiants lui demandent un stylo pour travailler !

Grâce à son travail à la BU, elle est plus à l’aise avec les cotes de livres, elle identifie mieux les différents types de documents, et a pu découvrir la base Europresse, qu’elle consulte très souvent. Chloé prend son travail à cœur mais elle « reste une étudiante avant tout ». Elle nous glisse qu’en mars, elle va pouvoir faire un stage de terrain à France 3 Régions, des étoiles plein les yeux…

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LINDA est en master 1 de Littérature contemporaine et francophone. Elle souhaite poursuivre ses recherches sur le dramaturge Wajdi Mouawad, qui dirige le Théâtre de La colline et en particulier sur son roman Anima (disponible, ainsi que ses autres œuvres, dans vos BU préférées).

Linda a commencé par des études de Droit mais « cela manquait vraiment de fantaisie ! » puis s’est orientée dans les Lettres : « Une révélation ! ». Professionnellement, elle se cherche encore. Dans l’idéal, elle voudrait exercer un métier créatif, avec des challenges et de la réflexion.

Depuis septembre, elle est monitrice à la BU Tréfilerie. Elle avait déjà candidaté en 2017 mais les cours de L3 étaient incompatibles avec les horaires de travail à la BU. Linda a déjà une expérience du monde professionnel : un été, elle a travaillé au service client de Carrefour. Une expérience formatrice pour être à l’écoute du public et savoir soigner la qualité d’accueil.

Pour elle, être monitrice est parfait pour ses études et travailler. C’est un privilège de travailler au milieu des livres et le contact avec le public lui était déjà facile. Au lycée, elle venait déjà à Tréfilerie réviser son bac et, depuis la Licence, la BU est sa « 2e maison ». Son pôle préféré est le pôle Arts Lettres et Langues (ALL). Elle adore consulter les nouveautés disposées à l’entrée de la salle et « craque » souvent pour elles depuis qu’elle travaille sur place.

Ce n’est pas le seul changement : elle profite davantage de la documentation en ligne (bases de données Cairn, Europresse), elle sait mieux accéder aux ressources, utilise d’autres espaces de travail (pôle Droit) et fréquente le Kiosque pour y consulter des revues littéraires et sur la francophonie. Linda trouve que la charge de travail hebdomadaire est tout à fait gérable en parallèle de ses études. Elle est sollicitée un samedi toutes les 2 ou 3 semaines, ce qu’elle ne trouve pas trop fatiguant.

Autre changement : maintenant, ses amis viennent souvent lui demander de l’aide pour trouver des livres et les aider à se repérer dans les cotes ! Comme Chloé, elle reconnait qu’il peut être parfois difficile de s’imposer mais nous confie ses astuces : afficher une posture d’autorité ferme, ne rien lâcher et prendre une voix plus grave.

Linda s’est lancée cette année sur un gros projet étudiant intitulé Nous sommes demain, dans le cadre des 50 ans de l’UJM . Son objectif : parler de la jeunesse, montrer qu’à Saint-Étienne il y a des étudiants talentueux, engagés, qui veulent innover et entreprendre, et qui méritent qu’on les mettent en lumière.

Ce projet généreux se concrétisera avec un documentaire réalisé en collaboration avec l’association de vidéastes MyAlienProduction (rencontrée lors d’un atelier court-métrage l’année dernière à l’UJM) qui sera diffusé le 26 septembre à la Maison de l’Université. Linda voit ce film comme un témoignage du rôle de l’université auprès de la jeunesse estudiantine : elle leur apporte un socle de culture et connaissances qui va au-delà du cursus professionnel pour nourrir leur vie quotidienne et les révéler en tant qu’individus, une mission qui tient également à cœur aux bibliothécaires…

Et pour parfaire ce portrait, Linda vient de remporter la 2ème place à la grande finale du concours d’éloquence organisé par l’université. Preuve qu’il n’y a pas que les juristes qui peuvent remporter ce concours !

 

Si vous aussi, vous souhaitez travailler en BU, envoyez-nous votre candidature à partir du site web des bibliothèques de l’université Jean Monnet (toutes les infos sont sur la page d’accueil).