semaine culturelle

La Colombie : le noir et blanc lui va si bien…

La semaine culturelle colombienne s’achève à la BU et à l’université. Cela aura été l’occasion de mieux connaître un pays pour lequel la métaphore du contraste fonctionne parfaitement… Oubliez le gris !

« Ne pas donner le bâton pour se faire battre » est une traduction possible, mais pas littérale…, du « No dar papaya » colombien. Cette expression populaire est utilisée à bon escient dans un pays plus connu pour sa violence endémique que pour sa vitalité économique. La violence liée à la colonisation espagnole, aux guerres d’indépendance, aux guerres civiles et aux derniers conflits (FARCS, paramilitaires, armées, narcotrafiquants) est presque une « marque de fabrique ».

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Ecouter un extrait de « Pépites brésiliennes »… Brésil toujours !

Plus sur l’auteur :

Ecrire pour voyager et voyager pour écrire

Jean Yves Loude est né en 1950, à Lyon. A vingt ans, il a obtenu son diplôme universitaire à l’École Supérieure de Commerce de Lyon. Après cela, il s’est précipité vers les horizons lointains d’Asie. A partir de là, il ne cesse pas de concilier ses deux passions : écrire pour voyager et voyager pour écrire.

En effet, sa quête de l’humain l’a poussé à écrire sur la diversité des peuples et à enrichir à chaque voyage son écriture. Il a fait ses premières gammes d’écrivain en tant que critique musical et cinématographique. Puis, avec sa compagne Viviane Lièvre, il part vivre chez les Kalash au Pakistan. De l’aventure, il a écrit trois livres et une dizaine de publications en revue, et il a fait un doctorat en anthropologie. Parallèlement, il a produit des scénarios pour le réalisateur de films tunisien Fitouri Belhiba.

Le goût pour les échanges entre les cultures l’a entraîné à écrire un Dialogue en Noir et Blanc qu’il a publié avec l’écrivain camerounais Kum’a Ndumbe III. C’est le début d’un parcours africain qu’il poursuit au Maghreb, en Afrique de l’ouest, au Cap-Vert, à Lisbonne, à São Tomé et au Brésil. Il a publié des récits comme Le Roi d’Afrique et la Reine Mer (Ed. Actes Sud) ou Cap-Vert, Notes Atlantiques (aussi chez Actes Sud). Il a produit des carnets poétiques et de nombreux romans pour la jeunesse. Grâce à son expérience au Cap-Vert, il a procédé, en 1999, à la compilation de musiques traditionnelles du pays, Cap-Vert, un archipel de musiques. De retour en France, il a beaucoup travaillé dans les banlieues ; il a participé à des ateliers de créativité avec des enfants et a contribué à de nombreux recueils de mémoires.

Ses dernières parutions sont : Lisboa, na cidade negra, publié en 2005, et Coup de théâtre à São Tomé édité par Actes Sud, en 2007, et qui a remporté le Prix littérature Radio France Internationale. Jean Yves Loude a aussi écrit Tanuk le maudit, publié chez Belin, en 2007, qui a fait partie de la Sélection du Prix des Incorruptibles, l’album de dessins La sanza de Bama, en 2008, et Clara au pays des mots perdus, publié par l’éditeur Tertium en 2009.

Il a également publié Planète Brasília en 2008, et sa nouvelle aventure-enquête au Brésil, intitulée Pépites Brésiliennes, en 2012. (Ces deux derniers ouvrages sont disponibles en BU Tréfilerie.)

Découvrir en podcast le livre de Ana Paula Maia : « Charbon animal »

Zoom sur l’auteur :

Elle lit Dostoïevski et recrache Tarantino

 

Ana Paula Maia est née à Rio de Janeiro en 1977. Fille d’un professeur, Ana Paula a eu une enfance relativement proche des livres chez elle. Cependant, l’école ne l’a pas aidée dans la construction d’une habitude littéraire, si chère à l’écrivain… Elle se souvient qu’elle n’aimait pas lire, et le faisait par obligation.

Quand elle avait sept ou huit ans, sa mère lui offrait des collections de livres d’histoires enfantines. Pendant son enfance Ana Paula ne lisait pas Monteiro Lobato mais Blanche Neige..

Dans ces histoires de princesses, il y avait des petits enregistrements de musique, car elle préférait les écouter et regarder les images que lire. Elle  les relisait beaucoup, surtout parce que c’était de petites histoires qui pouvaient être lues très rapidement.

Ses premiers contacts avec la littérature se sont passés pendant son enfance à l’âge de douze ou treize ans. Pendant son adolescence, Ana Paula n’a eu aucun contact avec des livres. Ses hormones d’adolescente ne lui permettaient de rien lire ! C’est à partir de l’âge de dix-huit ans qu’elle retourne à la lecture avec une grande intensité.

Elle n’a pas de réponse pour la fréquente question comment attirer les jeunes vers la lecture, mais elle sait qu’il faut une prise d’initiative de l’extérieur vers l’intérieur et non le contraire. Elle dit que la littérature est une rencontre très particulière et il est difficile de dire à un jeune qu’il est important de lire un livre s’il n’a pas en son intérieur un besoin de chercher quelque chose davantage.

Ana Paula Maia publie son premier recueil de nouvelles en 2003 puis fait partie de plusieurs anthologies nationales et internationales.

 

Un peu de lectures… autour du Brésil

Retrouvez une sélection de documents autour du Brésil via notre catalogue de bibliothèque :

Comme par exemple…

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  1. Brésil : histoire du peuple brésilien
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  4. Brésil : contes, romans, poésies, essais…
  5. Brésil : préparer son séjour
  6. Brésiloscopie : regards sur la société, l’économie, la politique…

Que vous pouvez retrouver et emprunter en BU dès à présent !

 

Découvrir en podcast le livre de Edney Silvestre : « Si je ferme les yeux »

 

Zoom sur l’auteur :

Edney Silvestre : La polyvalence de l’observation

Edney Silvestre est né en 1950 dans une petite ville de l’Etat de Rio de Janeiro. Il est le deuxième enfant d’une fratrie de six. Son père tenait un petit magasin et sa mère travaillait dans le secteur textile. Sa famille était pauvre et ne possédait aucun livre à la maison. Edney Silvestre lisait à la bibliothèque publique de la ville.

A l’âge de quinze ans, Edney Silvestre déménage à Rio de Janeiro. Il étudie l’Histoire et les Sciences Sociales et gagne sa vie en traduisant des textes philosophiques en français, en anglais et en espagnol ainsi que des bandes dessinées.

Il travaille également comme assistant de direction pour le cinéma et réalise un court-métrage, « Noivado », qui lui vaut le prix du meilleur film expérimental lors du huitième festival brésilien du cinéma amateur en 1968.

Edney Silvestre devient ensuite journaliste, travaillant pour différents journaux nationaux, pour des agences de publicité en tant que rédacteur ou directeur commercial ; jusqu’à son déménagement à New York en 1991 où il devient le correspondant de O Globo. Ses observations sur les singularités de la culture américaine, en particulier celles de Manhattan, ont été rassemblées dans le livre « Dias de Cachorro Louco ».

En 1997, il devient  correspondant international de la chaîne de télévision Globo, pour laquelle il couvre, entre autres, les ouragans de Floride, les marches du Ku-Klux Kan en Louisiane, la visite du pape Jean Paul II à Cuba, la débâcle de Saddam Hussein en Iraq et les attentats du 11 septembre à New York. Il crée également à cette période le programme d’interviews « Milênio », diffusé sur la chaîne Globonews.

En 2009 paraît son premier roman, Si je ferme les yeux, qui remporte le Prêmio Jabuto et le Prêmio São Paulo de Literatura, les plus prestigieux des prix littéraires brésiliens.